Ce qui suit s’appuie sur une chronique démarrée le… 15 octobre 2019 ! J’ai conservé le titre et le sous-titre…
Nous étions arrivés à Aix-en-Provence au tout début de septembre et je m’interrogeais in petto sur mon… après la fin des études de notre fille.
Or, moins de trois mois après, la pandémie s’est invitée dans nos vies, bouleversant nos projets…!!

15 Octobre 2019 (brouillon retrouvé)
Pour reprendre une chanson ancienne pas si connue, réfugiée dans le mémoire de ceux qui multiplient les décennies !
Cette année, nous avons multiplié les déplacements, changé 51 fois (allers, retours) de lieux d’hébergement, tant en Espagne qu’au Portugal où en France. Cela a une fin, quoi que !
Cette vie de nomade, voyageur occasionnel offre quelques avantages même si cela reste particulièrement déroutant au départ.
Pas simple de rompre après plus de trente ans avec une ville dans laquelle nous avions (et avons toujours) nombre d’attaches, d’amis, d’habitudes… Sans oublier la phase du déménagement et des cartons l’année précédente, le fameux “que conserver” qui amène sérieusement à s’interroger sur son mode de vie, sur ces objets que l’on accumule au cours d’une existence et qui finissent par nous encombrer !
Sur ce point, cela a été facile : hormis les deux tiers des bouquins, quelques rares tableaux et objets, on a donné, donné et donné. Ensuite le volume du garde-meuble a rapidement placé le curseur encore plus bas.
Plus question de revenir à la routine précédente, de se réinstaller à l’identique ailleurs.
Il était facile de ne pas y succomber vu la taille de notre location “meublée” en Espagne : 43 ㎡ encombré de trucs hétéroclites et inutiles que l’on a stocké dans un coin de l’appartement. Cela nous a permis au passage de revisiter notre garde-robe, de l’alléger au strict minimum.
Nous avons appris à nous adapter vu que nous changions régulièrement d’hébergement, d’appartement, de chambre d’hôte.
On apprend vite que les interrupteurs se sont jamais au même endroit, que chaque salle de bains a ses pièges ! Qu’il faut s’habituer au bruit, aux matelas différents, trouver ses marques, disposer d’une connexion médiocre à internet. Sans oublier l’organisation même des repas, des courses quotidiennes.
Du coup, disposer d’un sac à dos chacun est amplement suffisant mais nécessite d’un poil d’organisation : celui avec le linge propre, celui récupérant le linge sale en cas d’absence de machine à laver, celui trimbalant la trousse de toilette et nos écrans, etc. Le seul truc réellement encombrant était le piano électrique, son stand, pédale, casque et son tabouret…! Mais qui restait à Salamanca lors de nos déplacements…
Comme généralement nous circulions à trois (hormis 10 jours en Andalousie avec le fiston récupéré à Madrid), cela sous-entendait trois iPhones à recharger et trois iPads. J’ai très vite fait le choix de ne me balader qu’avec le iPhone 7+.
Comme je l’ai déjà écrit, nos écrans sont multi-usages, liseuses mais aussi radios, cartes, journaux et traitements de texte. Et appareils photo.
Au risque de me répéter, nous avons appris à voyager léger. Et ces sacs à dos s’avèrent les plus pratiques pour trimballer nos affaires vu que nous nous déplaçons pas mal dans des villes piétonnes pour rejoindre nos gites, en train et, le reste du temps sur de longues distances ou pour atteindre des lieux peu faciles d’accès en zone montagneuse, avec notre vieux jeep. Sur certains chemins défoncés en Espagne, c’était la meilleure option même si l’approche se réalisait à 80 % via des voies autoroutières.

Et maintenant (refrain !)
Pas question de changer de moyens de locomotion ! Marche, train et bus. Quant au méchant SUV de seconde main qui va atteindre ses 15 ans, il est entendu que nous allons le conserver pour nos rares déplacements. Mes arguments sont à lire ici, nous avons prévu de l’user jusqu’à la corde !
27 janvier 2022 (la suite…!)
27 mois après, je complète ce billet suspendu pour cause de Covid…! Ce premier jet, quelques jours avant les vacances universitaires de 2019, est resté enfoui dans Drafts.
Physiquement, on a repris notre rythme… Le mode Santé de mon iPhone affiche ce soir une moyenne de 10 262 pas par jour pour ce seul mois de janvier 2022 (…contre 12 412 pas en moyenne par mois en 2019 ; 8 715 en 2021 puis 10 135 en 2021).
La pandémie nous a contraint à improviser. Si Josquin est parti bosser aux USA en février comme prévu (PhD dans un labo de recherche après sa thèse), Aurélia — master 2 d’Espagnol en poche — a préféré suivre un nouveau cycle (entrée en seconde année de licence d’italien en 2021). Elle vise maintenant un ultime semestre Erasmus en 2023… en Italie, CQFD.

Bouger à nouveau…
C’est clair : dans moins d’une année, nous lèverons à nouveau l’ancre.
Aussi mon “que vais-je faire ?” est d’emblée défini : servir de chauffeur…!
Notre véhicule qui a dépassé les 330 000 km devrait nous permettre de sillonner les routes de montagne en Ombrie, dans les Marches et en Toscane… Et attendra sagement sur les parkings en périphérie des villes et des lieux à visiter…
Nos sacs à dos, passablement allégés, sont prêts : quelques écrans remplacés par des versions plus légères et nos fringues.
Mais toujours un piano à ajouter dans nos bagages…!
Nous quitterons notre colocation avec vue sur la Sainte-Victoire pour une nouvelle destination. Pour six mois ou plus si affinités.
C’est seulement à partir de 2024 que le « que vais-je faire ? » sera à nouveau d’actualité…!

Étrange retraite…!
Je reconnais que vivre notre retraite de cette manière, en liquidant tous nos biens pour nous rendre plus mobiles, rester au service de nos gamins est assez exaltant et tonique…
Vivre en colocation à trois ou quatre (ou plus…!), se balader en Espagne, se retrouver dans le Sud ou sur notre île avant de s’organiser pour l’Italie évite de s’ankyloser !
À suivre…
Apple a mis en place un dispositif de transmission de nos données depuis iOS 15. Mais cela me semble insuffisant, poursuivons…
Je complète le billet précédent, urbanbike | Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?!
Et continue de m’appuyer sur une application que j’ai adoptée (à moins que ce ne soit l’inverse…) il y a dix ans, Day One.
Exports couvant une longue période
Si j’aime bien l’idée de glisser dans chaque dossier un fichier qui donne des informations spécifiques, ce que je nomme des Exports individuels (…voir quelques paragraphes plus loin), Day One propose une solution bien plus simple, globale : l’export au format PDF sur une période donnée avec les médias et même une carte des lieux visités…

C’est la solution la plus simple si vous êtes un utilisateur assidu de Day One, si vous l’employez quotidiennement…
Gros avantage pour ceux à qui vous destinez ces archives numériques, pas besoin d’application dédiée, le format PDF est universel…
Cochez les options que vous souhaitez dans les préférences du PDF, les médias seront inclus (billet précédent)…
Par contre, le PDF sera volumineux (2.5 Go pour l’année 2019 dans mon cas…), pensez à fragmenter par mois (270 Mo pour le mois de février 2019)…!
Cela dépend du nombre de médias que vous avez inséré dans Day One.
Exports individuels (fastidieux mais léger)
Je reviens à mon objectif : placer un fichier texte descriptif dans chaque dossier de photos avec rappel des endroits où ces dernières ont été prises…
Après avoir lancée la publication automatique pour 07:00, j’ai poursuivi mes vérifications et je réitère : depuis un iPhone sous iOS, Day One offre les meilleures options.
J’avais conclu le précédent billet en évoquant le .csv mais sans avoir eu le temps de le tester à fond.
Les nuits servent aussi à cela, à vérifier.
Le .txt (…sans les médias, CQFD) reste le plus léger et rapidement utilisable sans se prendre la tête…

- dans ce qui précède, c’est le poids de tout mon historique (dix années…), certes sans les médias. Mais sans éliminer certains journaux inutiles et sans aucune limitation temporelle…!

- J’élimine le .csv qui s’avère assez lourd à tous points de vue, le .json est certes très détaillé et lourd (CotEditor coince pour appliquer la coloration syntaxique)…

- Bien entendu, le .json reste le plus descriptif avec un extrait des EXIF des images placées dans Day One.
Dans tous les cas…
Deux précautions (…à prendre en compte également pour la création des formats PDF)…!

- N’exportez pas tous les journaux…


- À l’usage, une année suffit au grand maximum…

- N’oubliez jamais de renseigner la seconde partie de la période, bornez bien la chronologie !


- Exportez impérativement sans les médias (je me répète). Certes vous obtiendrez bien un fichier texte mais avec un dossier additionnel bourré de visuels…

- Idem pour le format .json

Employez le format texte…!
Une fois le fichier enregistré quelque part (…dans Fichiers par exemple), ouvrez-le dans TextEdit (…pensez également à prendre deux minutes pour définir les préférences de cette application sous macOS dont l’export en .txt au lieu du .RTF)…

- On a bien l’essentiel, à savoir :
- la date et l’heure de chaque entrée,
- la localisation,
- l’info météo
- et le texte nu de chaque entrée…

- La suite…? sélectionnez le groupe de chaque journée pour créer un nouveau fichier…
- Fichier que vous glisserez/enregisterez dans le dossier content les photos du jour…
Cela en attendant que les développeurs de Day One ajoutent une fonction dans leur application…
N’oubliez pas PopClip…!
Sur la copie d’écran précédente, une barre noire apparait : elle appartient à une application qui ne fonctionne que sous macOS et qui se nomme PopClip (on peut la tester gratuitement 150 fois)…
Dans cette barre, vous pouvez ajouter des outils que vous souhaitez dont un dispositif d’export vers… TextEdit…!

- Attention, application addictive sous macOS !

- Une fois la sélection effectuée et le fichier prêt à être ajouté dans le dossier de votre choix, comment le nommer ?
- Sans titre ou, si vous êtes astucieux et avez pensé à copier la date récurrente de votre sélection, un simple coller directement dans le nom de fichier…!
Bon, est-ce que ça remplace un vrai catalogue…? Oui et non…!
Je reviens à ce qui a déclenché l’écriture de ces deux billets.
En premier lieu, du vécu… urbanbike | Quid des informations personnelles le jour d’après….
Ensuite le sentiment que le temps nous est compté ; que ceux qui vont réceptionner un disque dur contenant une myriade de clichés (qui les concernent en partie) ne sont pas des pros de l’image et autant leur simplifier la tâche…
Les PDFs d’accompagnement, même lourds, restent la meilleure solution mais, paradoxe, risquent de reléguer au second plan le contenu souvent plus riche des dossiers…
À suivre…